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Exposition de Joseph Chaaltiel, le pionnier du vitrail en Israël


Le Centre d’Art et de Culture est heureux d’accueillir jusqu’au 15 janvier les œuvres de l’artiste Joseph Chaaltiel dans la galerie Claude Kelman.

Article paru dans Communauté Nouvelle :

Pionnier du vitrail en Israël, Joseph Chaaltiel a acquis le secret de cet art séculaire en France, un pays avec qui il a toujours tissé des liens spéciaux, sans doute, parce que le français était sa langue maternelle.  A sa disparition en 2016, une grande partie de ses œuvres, qu’abritaient les murs de la Cité internationale des Artistes à Paris, a été léguée par ses enfants à l’Appel national pour la tsédaka. Hommage à un artiste et un homme d’exception.

Né en 1931 à Izmir en Turquie, Joseph Chaaltiel affirme très jeune son goût pour les arts et prend des cours avec un professeur chrétien. Tout à sa passion, il néglige ses études. Ce qui est loin de plaire à son père, alors chef de la communauté juive d’Izmir, qui cesse de lui payer ses cours. « Mon père voulait que je sois toujours le premier en classe », avouait-il avec humour. En 1947, il émigre en Israël et vit quelques années au kibboutz Yagur avant de s’installer, après son service militaire, au kibboutz Gan Shmouel.

Il partage alors un atelier avec le peintre d’origine allemande Yo’hanan Simon. Cette rencontre va changer le cours de sa vie artistique.

« Yo’hanan n’avait pas de temps pour moi, et moi je brûlais d’apprendre, racontait Chaaltiel, alors il m’a dit d’aller voir Janco. A l’époque, ils étaient très amis ». Le célèbre peintre du mouvement Dada, Marcel Janco adopte très vite Shaaltiel, qui devient son assistant.

En 1956, il lui propose de participer à la construction du village d’artistes Ein Od. Joseph Shaaltiel accepte avec enthousiasme. Il vécut à Ein Od jusqu’à sa disparition en 2016, à l’âge de 84 ans.

L’année 1956 marque ainsi un tournant pour l’artiste, qui fait alors la connaissance d’Ora Lahav, sa future épouse et mère de ses trois enfants, deux garçons et une fille. Tous trois sont aujourd’hui des artistes. « Je me souviens que, jeunes, mon père nous avait initié aux secrets du vitrail, confie Eldad Shaaltiel, fils aîné de Joseph Shaaltiel, il caressait le rêve de nous voir tous les quatre créer des vitraux ensemble mais en grandissant, chacun de nous a décidé de suivre sa propre voie artistique.

En 1959, il étudie à l’Académie des Beaux-Arts de Venise, puis part à Paris étudier à l’Ensama (École nationale supérieure des arts appliqués et des métiers d’art). Il achève son doctorat à l’Université de la Sorbonne.

Le professeur Chaaltiel est alors devenu un pionnier de l’art du vitrail en Israël. Ses œuvres que l’on peut admirer dans les musées israéliens et étrangers, décorent également les murs de la résidence présidentielle israélienne, de centres culturels, d’hôtels, ou encore de la synagogue de l’hôpital Ein Kerem à Jérusalem. Le panneau de vitrail, où dominent les bleus et les rouges, qui orne l’hôtel Dan Carmel à Haïfa et qui atteint la taille de 14 mètres carrés est l’œuvre qui étrenna son atelier à Ein Od.

Pour cette première commande, Shaaltiel est dépourvu de tous les matériaux nécessaires à la confection du vitrail. L’hôtel s’engage à les lui fournir à l’exception du four.  L’artiste a alors emprunté de l’argent à un proche parent et bâtit son propre four !

Le soleil, indiscutablement, est un des thèmes de prédilection de Shaaltiel.

Un soleil qui incarne une lumière spirituelle, qui illumine l’âme et le monde mais ne brûle pas, un soleil qui réjouit le cœur de l’homme.

Chaaltiel est un artiste de la lumière, qu’il égrène en rouge et bleu, ou encore une lumière blanche sur feu noir.

Artiste mondialement connu, le professeur Shaaltiel aimait profondément la France.

« Il est né en Turquie mais à la maison, mes grands-parents parlaient le français, un héritage que, malheureusement, mon père ne nous a pas légué » confie Eldad Chaaltiel.

« Mes parents ont séjourné à plusieurs reprises à Paris à la Cité internationale des Artistes. Et chaque fois, il créait des œuvres nouvelles qu’il laissait dans son atelier, puis repartait en Israël. Alors qu’il était déjà malade, mon père est venu chercher une partie de ses travaux mais une autre partie est restée dans la Cité. A sa disparition, nous les avons découverts, intacts, bouleversants. » poursuit-il.

« Nous avons décidé de suivre les conseils d’un ami et de léguer les dessins qui n’ont jamais quitté la France à l’Appel national pour la tsédaka. C’est une manière modeste de contribuer à la solidarité nationale, et d’honorer ainsi la mémoire de mon père ».

Sandra Hanna Elgrabli

Pour en savoir plus sur le parcours de l’artiste, lisez son parcours en cliquant ici.


Exposition du 12 décembre 2017 au  15 janvier 2018

Vernissage le mardi 12 décembre 2017 à 18h.
Galerie Claude Kelman 
à l’Espace Rachi – Guy de Rothschild (Paris 5e)


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Mardi
12 décembre 2017


Date fin :
Lundi
15 janvier 2018